La bulle dot-com : quand internet valait tout

Mars 2000. Le NASDAQ atteint 5 048 points. Deux ans plus tard, il a perdu 78 % de sa valeur. 5 000 milliards de dollars se sont évaporés.

💻 1999. Une start-up nommée pets.com lève 82 millions $ en IPO. Elle vend de la nourriture pour animaux en ligne. Elle n'a jamais fait de profit. Neuf mois après son introduction en bourse, elle fait faillite.

🚀 1995-2000 : l'avènement d'internet crée une euphorie sans précédent. Des entreprises sans revenu ni business model s'introduisent en bourse avec des valorisations de milliards. Les investisseurs paient n'importe quel multiple — parfois l'infini — pour ne pas 'rater la révolution internet'.

pets.com : IPO à 82 M$ · liquidée 9 mois plus tard

⚠️ Le problème : les méthodes de valorisation classiques (DCF, multiples P/E) avaient disparu. On valorisait les dot-coms sur des métriques non-financières — 'clics', 'eyeballs', 'taux de croissance des visites'. En mars 2000, la Fed remonte ses taux. Les capitaux se tarissent. Les sociétés sans cash meurent.

Valorisation sur des métriques inventées, sans ancrage financier

🧠 En finance comportementale, la bulle dot-com est un cas d'école de la 'Greater Fool Theory' : on achète à un prix irrationnel en espérant revendre à quelqu'un de plus irrationnel. Cela fonctionne… jusqu'au moment où il n'y a plus de fool. C'est aussi un exemple de biais de confirmation et d'effet de troupeau (herd behavior).

Greater Fool Theory : le dernier acheteur prend toute la perte

🌱 Le crash dot-com enseigne que la valeur d'une entreprise doit être ancrée dans ses cash-flows futurs actualisés. Mais il sème aussi l'ère post-bulle : Amazon, Google, et Apple survivent et dominent le monde. Les entreprises avec de vrais modèles économiques ressortent plus fortes. La bulle détruit le superficiel, révèle le solide.

Amazon : −95 % en 2001, puis × 3 000 sur 20 ans

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