La crise des subprimes : comment des prêts immobiliers douteux ont failli détruire le système financier mondial

En 2008, la faillite de Lehman Brothers — une banque d'investissement fondée en 1850 — a déclenché la pire crise financière depuis 1929. À l'origine : des millions de prêts immobiliers accordés à des emprunteurs insolvables, packagés en produits complexes et vendus à travers tout le système financier mondial.

🏠 15 septembre 2008. Lehman Brothers, 158 ans d'histoire et 613 milliards de dettes, dépose le bilan. En une journée, les Bourses mondiales perdent des milliers de milliards de dollars. Le crédit interbancaire se fige. Le monde entre dans la récession la plus sévère depuis 80 ans.

Lehman faillite · 8 millions d'emplois détruits aux USA

🏘️ Après l'éclatement de la bulle internet en 2001, la Fed abaisse les taux à 1 %. Le crédit immobilier devient quasi-gratuit. Les banques accordent des prêts à des ménages sans revenus, sans emploi, sans actifs — les fameux 'NINJA loans'. L'immobilier monte indéfiniment. Les ménages empruntent sur la valeur de leur maison pour consommer.

Les années 2000 : crédit facile et bulle immobilière

📦 Les banques titrisent ces prêts douteux — elles les regroupent en CDOs (Collateralized Debt Obligations) et les vendent à des investisseurs du monde entier. Les agences de notation (Moody's, S&P) donnent des AAA à ces produits en échange de frais juteux. Personne ne comprend ce que ces CDOs contiennent vraiment. Le risque est disséminé partout — et nulle part.

CDOs et titrisation : le risque devient invisible

💥 Les modèles mathématiques supposaient que les défauts de prêts immobiliers étaient peu corrélés géographiquement — si Texas chute, California résiste. Or en 2007, tout chute en même temps : l'immobilier s'effondre nationalement. Les CDOs notés AAA valent zéro. Les banques trop exposées (Bear Stearns, Lehman, Citigroup, UBS) sont insolvables.

La corrélation 1 : le modèle qui a tout raté

🏛️ La réponse réglementaire : Dodd-Frank Act (2010) aux USA, Bâle III au niveau mondial. Les exigences en fonds propres des banques sont multipliées. Les produits dérivés complexes sont régulés. Les stress tests bancaires deviennent obligatoires. Le coût total de la crise : 22 000 milliards de dollars de richesse mondiale détruite.

Dodd-Frank et la refonte de la régulation bancaire mondiale

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